
Titre: La huitième fille
Titre Original: Equal Rites
Epopée: Le Disque-Monde
Auteur: Terry Pratchett
Traduit de l’anglais par: Patrick Couton
Genre: Fantasy
Date de Parution: 1987 (en anglais), 1994 (en français)
Synopsis:
Sentant venir sa mort prochaine, le mage Tambour Billette organise la transmission de ses pouvoirs, de son bourdon, de son fonds de commerce. Nous sommes sur le Disque-Monde (vous y êtes ? Nous y sommes). La succession s’y effectue de huitième fils en huitième fils. Logique. Ainsi opère le mage. Puis il meurt. Or, il apparaît que le huitième fils est cette fois… une fille. Stupeur, désarroi, confusion : jamais on n’a vu pareille incongruité. Trop tard, la transmission s’est accomplie au profit de la petite Eskarina. Elle entame son apprentissage sous la houlette rétive de la sorcière Mémé Ciredutemps…

L’avis de La Foire Aux Livres:
Comme vous avez pu le constater dans les tomes d’introduction, sur le Disque-Monde, le chiffre 8 est un nombre sacré, magique, mystique… La huitième couleur, l’octarine, couleur de la magie, en est la preuve même. C’est pourquoi, lorsque le huitième fils d’un huitième fils vient au monde, c’est un évènement, un signe que ce petit deviendra mage. Jusque là, rien de surprenant, c’est de la science-fiction tout craché. Cependant, maintenant que vous connaissez Terry Pratchett, vous savez que sa science fiction à lui est pleine de boulons/bonbons. Et ce tome n’échappe pas à la règle. Car dans l’histoire qui nous intéresse, le huitième fils d’un huitième fils est … une fille. Une fille mage ?? On aura tout vu! Les femmes sont destinées à être des épouses fidèles et obéissantes et au pire, peuvent être sorcières, mais surement pas mages. C’est comme si on disait que les hommes pouvaient devenir des sorcières. Oui oui, des hommes sorcières pas sorciers, les sorciers n’étant qu’un ramassis d’imposteurs qui font on ne sait pas vraiment quoi. Nous allons donc suivre l’apprentissage d’Eskarina, huitième fille d’un huitième fils, dans son apprentissage de la magie qu’elle soit celle des mages ou celle des sorcières. Un tas d’obstacles vont se mettre en travers de sa route, d’un aigle au monde des ombres en passant par Mémé Ciredutemps, sorcière de renom dans les montagnes du Bélier. Heureusement qu’Esk pourra compter sur son fidèle bourdon, une sorte de bâton de mage, pour l’épauler… et un peu sur Mémé aussi.
Terry Pratchett nous prend encore à contre-pied ici. Il détourne une des vérités les plus fondamentales de la science fiction: la magie est réservé aux hommes. Il fait fît de cette état de fait et se lance dans un récit où seul l’imaginaire défit la réalité. Le roman est bien écrit, les personnages étonnants, impressionnants et même effrayants parfois. D’ailleurs on retrouve dans ce tome, pour la première fois, le personnage de Mémé Ciredutemps (à se demander comment Terry Pratchett trouve le nom de ces personnages) qui deviendra un personnage récurrent par la suite. On la retrouvera dans quelques autres tomes en compagnie de quelques sorcières. En effet, comme je vous l’avez dit précédemment, les annales du Disque-Monde racontent plusieurs histoires dans le même monde. Les personnages des différentes histoires seront amenés à se croiser au fil du temps. Bref, un livre que je conseille fortement qui permet de passer un bon moment.